Concours national d’essais universitaires 2026 – Lauréates et finalistes

Alors que le Concours national d’articles universitaires (NSPC) de cette année touche à sa fin, l’École de la fonction publique du Canada en partenariat avec l’Association canadienne des programmes en administration publique (ACPAP) et l’Association canadienne pour les études supérieures (ACES), sommes heureux d’annoncer que la lauréate de cette édition est Stephanie Deò, de l’Université Simon Fraser, avec son article intitulé « Separating Homes from Speculation: A Public Finance Market-Design Approach to Canada’s Housing Crisis » (Séparer le logement de la spéculation : une approche de conception des marchés de finances publiques pour résoudre la crise du logement au Canada).

Envie d’en savoir davantage sur leurs idées pour améliorer la fonction publique fédérale du Canada? Veuillez cliquer sur le titre pour lire l’essai des gagnants et ceux des finalistes.

Stephanie Deò (GAGNANTE) – Biographie

Steph Deò est doctorante en deuxième année en économie à l’Université Simon Fraser. Elle est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en économie, diplômes qu’elle a obtenus en un peu plus de trois ans après avoir commencé ses études de premier cycle en 2021. Avant ses études universitaires, elle a travaillé comme coiffeuse et a dirigé sa propre entreprise pendant la pandémie de COVID-19.

Steph a occupé des postes de leadership, notamment vice-présidente académique pour la Society of Undergraduates in Economics et a été représentante des étudiantes et étudiants diplômés au Conseil de la Faculté des arts de l’Université de la Colombie-Britannique. Elle a également acquis de l’expérience en politiques publiques lors d’un stage au bureau de la direction générale du Régulateur de l’énergie de l’Alberta.

Ses recherches portent sur le développement des pays industrialisés, en particulier les effets distributifs des politiques sur la classe moyenne et l’intersection des inégalités de revenu, de consommation et de richesse en Amérique du Nord. Son travail actuel vise à faire le pont entre la recherche universitaire et les politiques pratiques.

Résumé

La crise de l’abordabilité du logement au Canada reflète non seulement des contraintes d’offre, mais aussi une asymétrie structurelle : les investisseuses et investisseurs qui jouissent déjà d’un capital ou de revenus locatifs profitent d’une plus grande capacité d’emprunt que les personnes qui achètent une résidence principale, ce qui leur permet de surenchérir les ménages dont les contraintes de crédit sont plus strictes. En utilisant les données de propriété de Statistique Canada de 2020 à 2023, cet article documente que la part des investisseuses et investisseurs dans la faible croissance de l’accession à la propriété a fortement augmenté en Ontario et en Colombie-Britannique à mesure que les coûts d’emprunt ont monté, conformément à un accès systématique différentiel au crédit. Je propose un cadre administratif de séparation du marché désignant les propriétés comme résidence principale (P) ou comme location (L), permettant des politiques ciblées pour réduire la concurrence directe entre les spéculatrices et spéculateurs et les propriétaires tout en préservant l’offre de locations.

Protéger le logement de la spéculation : une approche centrée sur le marché pour répondre à la crise du logement au Canada – Stephanie Daly (Stephanie Deò)

Mark McCleary (Finaliste) – Biographie

Mark McCleary est étudiant au programme de maîtrise en service public à l’Université de Waterloo. Il a précédemment obtenu un baccalauréat en histoire à l’Université de Guelph et un certificat d’études supérieures en relations gouvernementales au Collège Seneca. Avant d’entreprendre des études supérieures, il a travaillé huit ans principalement dans les domaines de la gestion d’organismes à but non lucratif et des relations gouvernementales. Son expérience comprend un travail comme consultant en gestion d’organismes à but non lucratif, coordonnateur des adhésions pour l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs, ainsi que comme coordonnateur des relations gouvernementales et communautaires pour le président de l’Université York. Il est actuellement analyste étudiant au ministère des Finances de l’Ontario.

Les intérêts de recherche de Mark comprennent l’évolution du fédéralisme canadien, la gouvernance du secteur public et l’histoire de la tradition parlementaire du Canada. Il vit à Toronto avec sa fiancée et passe une grande partie de son temps libre à lire ou à promener son chien.

Résumé

Cet article analyse le Programme de financement des petites entreprises du Canada (PFPEC) et formule des recommandations sur la manière dont le programme peut mieux promouvoir la diversification de l’économie et la résilience. Le PFPEC offre des garanties de crédit garanties par le gouvernement pour les prêts accordés par des institutions financières à des emprunteuses et emprunteurs commerciaux. S’appuyant sur des données historiques, cet article soutient que les prestations du PFPEC se sont trop concentrées dans les secteurs de l’hébergement et de la restauration et du commerce de détail. Il propose des modifications ciblées pour rendre le PFPEC plus pratique dans un plus grand nombre de secteurs de l’économie, comme les services écotechnologiques et les infrastructures numériques. Cette pratique peut à son tour soutenir la résilience de l’environnement économique.

Modernisation du Programme de financement des petites entreprises du Canada : soutenir l’innovation et la diversification de l’économie – Mark McCleary

Andrea Friesen (Finaliste) – Biogaphie

Andrea Friesen est étudiante de cycle supérieur poursuivant une maîtrise en administration publique à la Johnson Shoyama Graduate School of Public Policy de l’Université de la Saskatchewan. Elle est titulaire d’un baccalauréat en administration des affaires de l’Université polytechnique Kwantlen en Colombie-Britannique. Andrea possède plus de dix-sept ans d’expérience auprès d’un organisme provincial de réglementation en santé et sécurité au travail, dont huit ans en élaboration et administration de politiques. Ses travaux portent sur la qualité réglementaire, l’analyse des politiques et la conception de cadres fondés sur des preuves pour améliorer les résultats dans des systèmes complexes. Elle s’intéresse particulièrement à la façon dont les processus administratifs façonnent l’accès réel aux services et aux possibilités. Andrea est passionnée par le renforcement des institutions publiques grâce à des solutions politiques pratiques et efficaces qui améliorent l’équité, la transparence et le rendement du système.

Résumé

Cet article examine les inefficacités du système de reconnaissance des titres de compétence au Canada, se concentrant sur les processus de vérification des documents redondants et chronophages qui retardent l’entrée sur le marché du travail pour la main-d’œuvre professionnelle formée à l’étranger. Malgré une forte demande de main-d’œuvre qualifiée, des processus de vérification fragmentés entre les provinces et territoires contribuent au sous-emploi et à la sous-utilisation des compétences. Cet article propose un service national de vérification préalable fiable pour une reconnaissance fiable afin de normaliser et de centraliser la vérification des documents à la source tout en préservant l’autorité des organismes de réglementation quant aux décisions d’attribution du droit d’exercice. En mettant en place un dossier des titres de compétences vérifiés transférable et réutilisable, le modèle réduit les chevauchements, accélère les délais d’évaluation et favorise une intégration plus rapide de la main-d’œuvre. Cette réforme ciblée améliore l’efficacité du système sans modifier les normes réglementaires ni les processus de sélection en matière d’immigration.

Un service national de vérification préalable pour la reconnaissance des titres de compétences au Canada : une solution à l’engorgement – Andrea Friesen

Jaweria Qaiser (Finaliste) – Biographie

Jaweria Qaiser est candidate au doctorat en psychologie sociale et de la personnalité à l’Université de Toronto, sous la supervision de Jennifer Stellar, Ph. D. Ses recherches portent sur la compassion et la perception des émotions et mettent l’accent sur la façon dont les gens interprètent les émotions en groupe. En utilisant des méthodes psychophysiologiques, comportementales et de sciences de la vision, elle étudie quand la compassion soutient l’engagement et quand la surcharge émotionnelle mène à une mauvaise interprétation ou à un désengagement. Ses travaux ont été publiés dans Affective Science et font actuellement l’objet d’une révision invitée dans le Journal of Personality and Social Psychology. Jaweria a reçu des bourses d’études supérieures en recherche du Canada au niveau de la maîtrise et du doctorat du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, la Bourse d’études supérieures de l’Ontario et le prix du concours « J’ai une histoire à raconter » du Conseil de recherche en sciences humaines. Elle enseigne et est mentore à l’Université de Toronto et elle crée des projets multimédias qui traduisent les sciences des émotions en perspectives accessibles et concrètes.

Résumé

Les rôles qui sont exigeants sur le plan émotionnel dans la fonction publique fédérale du Canada nécessitent une compassion soutenue, mais les taux élevés d’épuisement professionnel et de roulement sont souvent attribués à l’« usure de compassion », l’hypothèse selon laquelle on perd en bienveillance avec le temps. S’appuyant sur des preuves psychologiques émergentes, cet article remet en question cette hypothèse, soutenant que la compassion persiste souvent tandis que le poids de la maintenir s’accumule. Reformulant l’usure de compassion comme un défi systémique, l’article propose trois interventions publiques : classer les rôles émotionnellement exigeants, créer des structures de travail axées sur le rétablissement, et intégrer le fardeau de la compassion dans les indicateurs de rendement. Ensemble, ces recommandations visent à maintenir le bien-être de la main-d’œuvre tout en préservant l’excellence du service.

Aider sans se sacrifier : repenser l’usure de compassion pour préserver l’excellence des services dans la fonction publique fédérale canadienne – Jaweria Qaiser

Mariève Bégin (Finaliste) – Biographie

Mariève Bégin est candidate au bidiplôme de maîtrise en études internationales à l’Université Laval et à Sciences Po Bordeaux. Titulaire d’un baccalauréat en communication appliquée de l’Université de Sherbrooke, elle a travaillé sept ans comme journaliste à Radio-Canada, à Montréal, Moncton et Sherbrooke, puis un an chez TVA Montréal, se spécialisant dans la vulgarisation d’enjeux internationaux complexes.

Boursière de la Chaire Couche-Tard sur les chaînes de valeur globales, elle s’intéresse aux interactions entre géopolitique, sécurité internationale et commerce, et plus précisément à l’arsenalisation des interdépendances dans les chaînes de minéraux critiques. Elle a assuré le rôle de modératrice lors de la 17e Rencontre Université-Défense (UNIDEF 2026), qui rassemblait des experts canadiens des milieux académique, industriel et militaire pour discuter de l’espace opérationnel pan-domaine.

Cet été, Mariève réalisera un stage de quatre mois au sein de la Direction générale de la sécurité internationale et des affaires politiques d’Affaires mondiales Canada.

Résumé

Face aux tensions géopolitiques et au sous-investissement canadien en R-D et en capital-risque, cet essai propose de développer les technologies à double usage pour renforcer l’économie et la sécurité nationale du Canada.

Trois recommandations principales sont formulées :

  1. Offrir des incitatifs fiscaux ciblés pour stimuler le capital-risque local.
  2. Créer le Fonds « Capital-Risque Stratégique Canada » pour stimuler des partenariats public-privé.
  3. Lancer une plateforme numérique (« Synergie stratégique Canada ») pour coordonner les chercheurs, l’industrie et le gouvernement.

Cette politique publique réduira la dépendance aux capitaux américains et aidera le Canada à respecter ses engagements envers l’OTAN.

« Capital-Risque Stratégique Canada » (CRS-C) pour les technologies à double usage – Mariève Bégin